LA MORT LE MORT LA VIE

19 mai • 26 Juin 2021

WOLFGANG SEIERL et JEAN-MARC BRUNET

VERNISSAGE

MERCREDI 19 MAI 2021 À PARTIR DE 15H

La galerie Akié Arichi est heureuse de présenter une trentaine d’oeuvres deux deux artistes pour cette exposition.
Wolfgang Seierl est né en 1955 en Autriche et diplômé de l’Académie des Beaux Arts de Vienne, à l’Université de Vienne et au Mozarteum de Salzburg. Il est Artiste et compositeur de music acoustique.
Dans son travail actuel «Caput mortuum», latin pour «crâne», Wolfgang Seierl fait d'abord référence au pigment du même nom fabriqué à partir de sulfates de fer, qui ressemble à la couleur du sang coagulé et que l'on retrouve depuis longtemps dans l'oeuvre de Seierl . Ce cycle est un examen de la mort, les morts et, en même temps, de la vie humaine. La référence philosophique dans cet ouvrage, qui définit plus étroitement son intention, est le 2e dithyrambe Dionysos de Friedrich Nietzsche, dans lequel le «brun éclatant» correspond à la couleur et l'image du «désert» à sa signification. L'image de la mort dessiné par Nietzsche est ambivalente: le feu et la lumière, et le sable. L'homme est le caput mortuum dans le désert.
Un autre élément central se retrouve dans l'oeuvre de Seierl, celui du feu ou de ses traces - les marques de brûlure. Goethe écrit dans sa «théorie des couleurs» que le feu augmente l'intensité des pigments de couleur et le noir est également créé par la combustion. En effet, les éléments de l'image, qui rappellent les blessures, les blessures et les marques de brûlure, véhiculent des intensités et des énergies fortes. Ces images ont brûlé, brûlent encore, sont des traces d'événements passés - des traces de vie qui nous affectent et nous touchent.
« L'inspiration pour mon travail actuel est la flamme d'une bougie, qui me rend visible la fonction de la vie et de la mort. La flamme enflamme les couleurs et les consume en même temps. C'est la combinaison de la lumière, de la braise et du charbon, de la suie, des cendres. Les matériaux utilisés représentent les traces laissées par le feu, les traces d'une blessure. Le brun rougeâtre du sang séché (caput mortuum) est un élément de mon travail, dans lequel la plaie, la zone ouverte, est discutée encore et encore. À propos de ce cycle,je me suis également inspiré de la musique de Nick Cave de l'album Ghosteen („And we hide in our wounds...“/"Et nous nous cachons dans nos blessures ...“). Nos blessures témoignent à la fois de notre vitalité et de notre vulnérabilité. »,




Jean-Marc Brunet est français et né en 1970 à Soissons. Il est autodidacte et depuis l’âge de 23ans il expose de nombreuses
fois dans les galeries, centres culturels et musées en France et en étranger.
« Les peintres du dépaysage… C’est ainsi que je désignais dès les années 1950 les abstraits lyriques qui tentaient de faire apparaître sur leurs toiles comme l’être de la nature, au-delà de l’immédiateté spectaculaire… Et ce fut, sans doute aucun, l’une des plus véritables originalités de la peinture au XXe siècle. Jean-Marc Brunet maintient cette originalité, qu’il enrichit à perte de vue selon son tempérament, qui est lyrisme… Comment ne pas l’en admirer -- alors que l’art majoritaire « d’aujourd’hui a abdiqué toute ambition (ou volonté de différence) devant la réalité, -- obsessionnelle, marchandisée ? » – Jean Clarence Lambert
Le problème avec cette peinture est que l’apparence, justement, est sans cesse remise en question par des effets que l’immobilité naturelle de la peinture devrait interdire. Dans les oeuvres figuratives, les figures avaient des expressions que le regard animait en les identifiant. Dans les oeuvres dites abstraites, les rapports des formes et des couleurs avaient une valeur expressive plus ou moins sensible ; chez Brunet quelque chose a lieu que le mot « présence » employé plus haut peut désigner, mais trop vaguement. Est-ce le préciser si l’on dit que, chez lui, la « présence » tient le rôle que partout ailleurs assume la « forme » ? Reste que la peinture est appelée à jouer de la représentation alors que la présence est irreprésentable et liée à une suggestion dont l’effet ne saurait être garanti (…) - Bernard Noël.





À l'occasion de la parution du livre "Droit d'aubaine" de Jean-Clarence Lambert, l'auteur nous fera joie de sa présence aux coté des artistes