D'origine japonaise, née à Kyoto NAGASAWA Sétsuko
L'espace, la matière, les tensions de la ligne et de la surface, du vide du plein, et de la saisie des phénomènes céramiques primitifs forment depuis, à travers de multiples approches et variations. L'univers de Setsuko Nagasawa dont philippe Lambercy disait qu'il est associée à une spiritualité diffuse. Comme un chat ancien qui se ferait toujours entendre, son oeuvre est à la fois intemporelle et très moderne, essentielle.

D’origine suisse, Michel Braun Dans ses notes d’atelier, Michel Braun consigne sous forme d’inventaire, les éléments d’une poétique formelle qui prend sa source dans la dynamique de la marche.
Figure de l’artiste en marcheur sur les états momentanés que lui offrent les surfaces du sol urbain. Les surfaces-matières, d’apparence informes, se livrent à l’artiste telles des plaques sensibles révélatrices de tous les dépôts laissés par le temps.
Mémoire du sol constitué d’un agrégat de bitume, goudron, béton tramé, plaques de métal et résidus divers pétrifiés par le passage du temps. L’artiste s’adonne alors à un travail de sonde de cette écorce urbaine lui donnant ainsi forme, matières, textures, strates, trames, abrasion, usures dont les éléments d’un lexique sont appelés à devenir message structuré.
La peinture de Michel Braun s’apparente à la marche / démarche, engendrant alors une rêverie active, qui déclenche à même le support un processus à lente maturation qui, comme les éléments telluriques qui l’inspire, sera traité à plat. Par recouvrements successifs, dépôts de matières poudreuses, l’artiste porte attention aux phénomènes physiques et sensibles qui adviennent sur sa plaque enregistreuse comme par le fruit d’un hasard savamment contrôlé.
Pourtant rien ne porte ici à l’exaltation, pas de gestuelle échevelée, le travail est d’un autre ordre, intériorisé voire distancié.
Partant d’une rêverie de la matière qui trouve son origine dans la lecture humble et attentive d’une cartographie terrestre, le support une fois travaillé se verticalise pour devenir espace. Travaillé à l’échelle de fragment, la peinture une fois accrochée, provoque un changement radical de perception.
Les obsessions « rétiniennes » qui ont présidé à son élaboration sont dépassées. Le fragment se commue alors en un reflet de l’infiniment grand permettant ainsi au tableau (à l’oeuvre) de développer sa propre « musique picturale ».
Jean Jérôme, professeur à l'université de Strasbourg U.F.R. Arts

HORAIRES : 

Du mardi au samedi de 14h30 à 19h00

HEURES DE VERNISSAGE : 

de 17h30 à 21h

MOYENS D'ACCÈS : 

LIGNE 1 - BASTILLE

LIGNE 8 - LEDRU-ROLlIN

BUS 46 - VOLTAIRE LÉON BLUM