Pierre Delcourt est né en 1956 et vit en Bretagne. Son travail sur le motif permet de se focaliser, de rester un temps prolongé en relation avec le réel sans se perdre dans ses propres méandres, mais, même si la nature de ce motif peut être très diversifiée (minéraux, végétaux, autoportrait, paysages), l’ensemble de ces sujets le ramène toujours à un espace singulier où s’exprime une certaine forme de cohérence, comme un équivalent plastique de l’univers de sensations et d’émotions qu'il a approché et qu'il tente de restituer. Pour ce faire, il utilise une palette volontairement restreinte : des terres, des ocres et du bleu outre-mer déclinés dans une gamme de tons retenus en essayant de préserver une matière vibrante et lumineuse. Il lui semble que c’est la vibration lente de ces gris colorés qui peut le mieux traduire l’intimité de son sentiment intérieur. Il présente une dizaine de toiles et de dessins à cette occasion.

 

Stéphanie Ferrat est née en 1972 à Aix-en-Provence.Face à la peinture de Stéphanie Ferrat, il faut un peu de temps pour reconnaître ce qu'on connaît déjà. Car nous ne sommes pas ici devant une peinture qui s'impose à grands cris, plutôt devant une œuvre qui serait posée là depuis longtemps, dont on croiserait la route par hasard, au carrefour de laquelle on s’asseoirait un temps ; le temps de se reposer, le temps de comprendre que c’est de là que l’on vient. On se retrouve face à cette peinture comme face à une terre remuée, remuée par le dessous, mue et roulée par de puissants travaux intérieurs, et dont il ne resterait sur la couche de papier fragile pour témoigner de tous ces combats, qu’une douce clarté. Comme si toute la peine avait été effacée, qu’il ne restait plus que la forme suspendue, la forme intérieure rendue à l’apparence. Extrait du texte de François Heusbourg

 

Young-Hee Hong est née 1963, Corée du Sud. Doctorat en Arts Plastiques, U.M.B. de Strasbourg, mention très honorable. Elle nous invite avec tact et légèreté à suivre ses mises au point. Elle nous incite, par le regard à examiner avec attention à relativiser, à évaluer, à estimer, à exercer notre esprit critique ; bref, elle nous appelle à nous concentrer afin de conserver notre lucidité, sauver notre jugement personnel et accroître notre conscience. Cet effort intellectuel et moral, l’artiste le réalise physiquement. Avec son pinceau, sa main, avec son bras, avec toute sa concentration mentale, avec tout son être. Point après point, goutte après goutte, tous ces points ponctuent un instant de création qui s’étale dans l’espace de ses œuvres. « … ». Dans un processus d’évolution somme toute assez logique, les points de peinture se sont affranchis, ils flottent librement dans l’absolu, dans un vide qu’ils ont réussi à conquérir. Chaque point s’énonce alors avec sa discrète force. Certaines de ces œuvres s’intitulent par exemple « L’Ombre du Temps », et, de fait, on ne peut imaginer de meilleure incarnation du temps qui, à la fois s’écoule progressivement goutte après goutte, et demeure à la fois dans un absolu d'une autre catégorie que lui-même. Extrait du texte de Claude Rossignole 2014 (Historien de l'art)

 

Takahisa Kamiya est un artiste japonais de 66 ans qui vit en France. La galerie Akié Arichi présente cet artiste pour la quatrième fois. Ses œuvres gris- noires sont abstraites et géométriques en superposition et sont constituées de morceaux de bois de forme irrégulière, en rondes juxtaposées, ajoutant des boules de plomb ,des feuilles de plomb, encre et résine Tout le mouvement de composition de ses œuvres est toujours dirigé vers le bas comme la gravitation universelle de la terre. Il explique, à cet effet, que la pomme qui tombe au sol est à l'entropie d'un niveau plus élevé que celle restée dans l'arbre. En regardant ces œuvres on semble entendre des résonances d'un autre univers.

 

Mazeredo est née en 1944 à Rio. Les moyens d'expression utilisés par elle, comme l'artiste carioca Marly Azeredo appelle elle-même, est la sculpture. L'équilibre des formes, l'élégance des lignes et le rythme des mouvements caractérisent ses pièces, dont certaines, de grandes dimensions, on peut le voir sur les places publiques de Rio de Janeiro, où elle vit et travaille. Elle fonctionne essentiellement avec la verticalité des formes. Le geste érigé, comme si essayant d'atteindre l'infini, peut être vu dans tous ses chiffres, si nous pouvons réellement le faire, comme, aujourd'hui, ses pièces sont de plus en plus sous forme lointaine du monde extérieur. Elle rend mince, mais pas statique, car elles sont des pièces qui se distinguent par le mouvement harmonieux de leurs formes. La sculpture est la manière de méditer sur la forme, l'espace, la lumière et la matière de l'artiste. Sur la liberté de création, après tout, que l'artiste carioca a été fait. Sa présence fonctionne non seulement au Brésil mais aussi dans diverses capitales étrangères - Los Angeles, New York, Lisbonne, Le Caire, Bruxelles, entre autres - toujours avec un grand succès public et critique, Elle est certainement un nom à figurer parmi les plus représentatifs de la Sculpture brésilienne.

 

Léopoldo Nóvoa est né en 1919 en Espagne, décédé en 2012. Œuvre majeure de l’artiste, et assurément, l’une des œuvres majeures de l’art contemporain. Un mur qui ne sépare pas, un mur qui relie, comme la matérialisation d’on ne sait quel courant tellurique, qui passerait d’un continent à l’autre en va-et-vient. Symbolique, aussi, du destin même de Nòvoa, entre Amérique et Europe. « J’ai véritablement vécu avec le mur » a dit Nòvoa à propos de son grand œuvre de Montevideo, mais c’est tout aussi vrai, je le sais, du mural de La Corogne, aux dimensions beaucoup plus vastes, et qui n’est pas encore achevé – mais de telles œuvres doivent-elles avoir une fin?…

 

Denis Orhant est né en 1960 à Vitré. Il est professeur d'art plastique à l'Université Rennes 2. Depuis 2013, il réalise surtout des tableaux de grand format dans lesquels apparaissent des ensembles de figures, certaines ébauchées, d’autres colorées par leur vêtement. L’espace pictural dans lequel se jouent des épisodes, toutefois, se dérobe à l’expression d’un seul et même territoire. Ce qui s’énonce est, d’une certaine manière, quelque chose qui ressemble à un fond de peinture, suffisamment dense pour exister seul. Faire apparaître des figures, ici, c’est d’abord peindre l’humain, sans qu’il y ait jamais trace de pathos. Parallèlement, dans le processus de création, de petites toiles et des dessins naissent.

 

Nana Tamamoto est née en 1976 au Japon. 1998 diplômée de l'Université des arts décoratifs de Séian à Kyoto, Japon. En 2010, DEA Université d'Art et Design de Kyoto. Bien qu'elle ait eu un emploi comme designer textile, elle a souffert de maladie grave de surmenage pendant deux ans, et a commencé à se concentrer sur la création, fonctionnant avec une couleur vive jusqu'à ce que le toxique soit une peinture de relief avec un chiffon ou de laine, de la gaze, un matériau fibreux tel que ''cracker'' cousue de fil de couture. Pour réaliser ses œuvres abstraites et colorées, Tamamoto montre un mélange très équilibré de spontanéité et de décision. Elle donne à chacune de ses peintures un titre (par exemple chimère, perplexité ou encore, après la fin d'une réception) qui reflète l'état psychologique ou émotionnel quand elle l'a réalisée. Le triptyque pliable de 1m90, réalisé en 2011, est intitulé '' Intérieur et Extérieur ''. Dans ses peintures, Tamamoto utilise des morceaux de tissus qu'elle coud en forme de bulles aplaties ou encore en bandes nerveuses qui ressemblent à des racines au autres formes organiques. Avec ses textures à la surface riche, son travail présente des affinités avec celle de l’avant-garde, les tableaux abstraits des '' Artistes de l'art informel '' d'Europe au encore les artistes iconoclastes du Japon immédiatement après la seconde guerre mondiale. Cette artiste dit qu'à son avis, il importe d'avoir un '' cœur pur '' et d'envisager la vie avec le sens de la compassion et la compréhension qui découle de cette approche ingénue du monde, '' je suis intéressée par la force de la vie et essaie de l'exprimer dans mon travail '' dit-elle. Elle a exposé au Festival International Impact Art (2000 - Tokyo City Musée d'art), le ciel perspectives VOCA d'Art Contemporain (2004 Uéno musée impérial), dans la série de l'écrivain contemporain Toyama "Dans le temps "(2007 Toyama Musée d'Art Moderne). A également organisé une exposition solo, y compris l'installation à travers le Japon.

 

Vincent Verdeguer est né en1951 et vit à Paris. Il est agrégé d'arts plastiques. la greffe est née de la rencontre entre le pictural et le photographique dans un ensemble où les matériaux mêlés, triturés, désorganisés sont détournés de leur nature première. La photographie est ce que le corps est à l’âme, un embrayage de création visible ou invisible. Elle est aussi un moyen de distanciation donneur de sens, qui permet le retour au sujet, alors que l’énergie, l’attaque de la pâte picturale réintroduit la matière perdue de la photo. Vincent Verdeguer est un alchimiste. Son œuvre est vivante, organique ; le papier à texture brute, archaïque, renvoie au corps, à la peau, au message de l’incarnation. Aux frontières des matériaux, il fait advenir un espace entre réalité et imaginaire, qu’il nomme « l’entre-monde », dont l’aura vient interpeller le regardeur. « La surface picturale questionne, appelle et efface à la fois la profondeur dans le jeu contradictoire d’apparition et de disparition du visible. Le regard interroge le tréfonds de l’espace absorbant, fascinant et terrifiant. La résurgence du profond donne la présence au tableau et nous en éloigne. Appréhender la profondeur donne accès à l’essence des êtres et des choses ; en garder le mystère nous épargne de l’effroi, de l’anéantissement qu’il provoquerait en se révélant. »- Vincent Verdeguer, 2007. La galerie présente les œuvres de cet artiste pour la cinquième fois.

HORAIRES : 

Du mardi au samedi de 14h30 à 19h00

HEURES DE VERNISSAGE : 

de 17h30 à 21h

MOYENS D'ACCÈS : 

LIGNE 1 - BASTILLE

LIGNE 8 - LEDRU-ROLlIN

BUS 46 - VOLTAIRE LÉON BLUM