Les sculptures d’Alfonso Díaz Uribe se trouvent “suspendues” dans l’air, façon de suggérer leur immobilité. Elles sont portées sur des échasses, lesquelles évoquent vaguement les jambes d’un être humain ou le tronc d’un arbre avec ses ramifications - Leur fragilité est à mi-chemin entre la marionnette, le théâtre, l’épouvantail, le totem et le monument. Elles semblent défier les lois de la gravitation. Apparaissent dans les hauteurs des figures comme des astres et des constellations. On peut noter des ressemblances avec les mobiles de Calder, mais aussi avec les formes inventées par Miró, par exemple dans la série dite « Les constellations »- Aériennes, immobiles dans l’espace, les œuvres de Alfonso Díaz Uribe ont quelque chose de cosmique ; elles invitent à rêver d’une cosmogonie fantastique.
Alfonso Díaz Uribe fait naître des formes « informes », abstraites, mais dans lesquelles on devine une multitude de paramètres : des animaux, des organismes, des figures, des chiffres, des lettres, une forêt, des symboles, etc. Leur ordre est incertain et aléatoire, un peu comme les pratiques et les rituels chamaniques.
L’aspect esthétique où beauté et laideur sont convoquées, se double d’un aspect fortement symbolique où interviennent le serpent, le jaguar et le condor. Une émotion, difficile à définir, nous étreint, venue d’une rencontre entre les mondes de la conscience et de l’ inconscient.
De tout ce dispositif scénique vital et totalisant se dégage la sensation d’une détente, de bien-être, propre à un état mental et physique sain. Nous avons réalisé, en regardant ces oeuvres, sans le savoir vraiment, un acte thérapeutique,
une « cure » qui n’est pas seulement spirituelle mais aussi physique et psychosomatique, c’est-à-dire artistique.
Innocent Gomez

HORAIRES : 

Du mardi au samedi de 14h30 à 19h00

HEURES DE VERNISSAGE : 

de 17h30 à 21h

MOYENS D'ACCÈS : 

LIGNE 1 - BASTILLE

LIGNE 8 - LEDRU-ROLlIN

BUS 46 - VOLTAIRE LÉON BLUM