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9 MAÎTRES EN RÉSONANCE AVEC 9 ARTISTES

17 novembre 2022 • 15 janvier 2023

DAVID APIKIAN, ISABELLE GRANGÉ, MOTOKO TACHIKAWA, GILLES DROUIN, OSCAR LLOVERAS, MIZUHO TANAKA, NORIKO FUSE, RED, MIREILLE VITRY

La Galerie Akié Arichi est heureuse de présenter 9 artistes, maîtres de leurs arts pour cette exposition de groupe mis en dialogue avec 9 autres artistes de notre galerie:

David Apikian
Né à Erevan en Arménie.
« J’utilise parallèlement les média les plus divers, des pigments au numérique, en fonction du projet en cours, sans donner la préférence à l’un ou à l’autre. Mes compositions sont toujours construites sur des trames spatiales précises, qui m’offrent une grande liberté de création. L’héritage de l’Avant-garde russe, et les méthodes de travail de l’Ecole scandinave d’Architecture ont été déterminants dans ma formation. »

Gilles Drouin
Ce qui apparait clairement à la vision des œuvres récentes de Gilles Drouin, c’est qu’à cette frontière entre bi et tridimensionnalité, il y a le mouvement. Une immense énergie cinétique s’échappe de la toile, dans cette confrontation de formes jamais similaires, ni jamais vraiment différentes qui se fuient, se rapprochent, s’apparient sans fin, se renvoyant indéfiniment les unes aux autres. La complexité semble comme surgir de la simplicité. Ce sont en réalité les lignes qui structurent chaque œuvre, lui donnent son tonus et permettent aux variations carré/cube de ne pas se perdre dans un désordre sans logique. Elles sont horizontales et verticales, présentes/absentes dans les alignements que l’œil reconstitue sans y réfléchir mais qui sont bien là, prenant le spectateur par la main pour le guider à travers la toile. Le choix, fréquent, de présenter ces tableaux par paires ajoute une dimension supplémentaire à ce jeu permanent de similarités, différences, et pseudo-effets de miroirs.

Noriko Fuse
Née à Tokyo en 1965, vit et travaille à Paris depuis 1998.
Diplômée de l’Université d’Art et Design de Tokyo en 1990 et de l’Université Nationale des Beaux-Arts et de la Musique de Tokyo en 1992, l’art de Noriko Fuse est clairvoyant et sensible, lucide et émouvant, paradoxal ; il unit les contraires. En 1995, l’artiste intitule une lithographie Volume volatil. Alors le volume serait un vide dense qui s’élève, s’envole; le vide flotte, monte, tournoie, voltige. Parfois, le vide vacille, luit, scintille. Le vide se répand, se dérobe, se sauve, s’esquive, s’enfuit. Le vide boit les obstacles ; le vide traverse les parois de tous les récipients. Le vide rayonne, chatoie. Le vide éblouit avec sa blanche réverbération. Le vide vit. Le vide respire. Le vide persévère. Le vide flamboyant trouve sa voie sacrée. Le vide volatil filtre, sourd, ruisselle. Le vide coule, déborde. Le vide bout, s’exaspère, s’impatiente. Le vide se sublime, subtil. Le vide est une vapeur candide, un brouillard lacté. Le vide primordial anime l’univers originel. Le vide est lointain et proche ; il est envers et endroit ; il est intérieur et extérieur. Le vide serpente et revient à l’incertain.

Isabelle Grangé
Née en 1959, vit et travaille à Paris et dans la Marne.
« Pour moi la peinture est espace plus que représentation. Mise en tension de la lumière, des ténèbres pures et des forces en présence l’eau, la terre. Sans hégémonie d’un motif ou d’une idée, j’appelle des mondes, pose le geste, la couleur, amplifie ce qui surgit. Voyages dans la peinture elle-même, dans ses strates et ses accidents. Je découvre où l’aventure m’emmène, laissant respectueusement place à l’imprévu, c’est-à-dire au charme, au chant magique. Du savoir-faire et du non-savoir, que serait la création si elle n’était qu’une succession de décisions conscientes et laborieuses ? Être dessaisi de toute maîtrise, seul le tableau décide et impose. Rares instants, extraordinaires, rien de prémédité. »

Oscar Lloveras
Né à Buenos Aires, où il a commencé ses recherches sur l’art et la société.
En 1986 il s’installe à Paris où il étudie l’art et l’anthropologie, poursuit ses recherches en Australie où il garde des attaches familiales. Mais c’est au Japon qu’il reçoit les influences les plus fortes : l’écriture, le théâtre et la musique contemporaine. Son travail est lié à l’espace et au temps. C’est là qu’interviennent des éléments plastiques recueillis au cours de ses pèlerinages dans les forêts; les villages, chez d’autres peuples. L’importance des espaces extérieurs où la source de réflexions est représentée dans l’intimité de l’atelier sont aussi les témoins d’une forme d’art en lien avec le milieu. Faire un art pour «l’extérieur», la place des autres. L’influence du milieu sur une expérience plastique intime, à chaque fois différente, se traduit vers des espaces intérieurs par les matière du dehors ; le langage que le temps déploie dans son dialogue sur les formes matérielles ; le geste de la main dans le chemin du trait, du corps, de la tâche. La représentation du temps prend la forme du mot entre deux forces -ce qui est présent et ce qu’elle évoque- signal, langage.

RED
Un artiste franco-algérien né en 1999 à Boulogne-Billancourt, vit et travaille à Paris.
Diplômé d’un Master en recherche plastique et science de l’art à l’université de la Sorbonne. Bien que les arts et les sciences soient définis comme des antipodes l’une de l’autre, les sciences demeurent un domaine très prisé par ces derniers, Red intervient alors en vulgarisateur de l’art scientifique. Les sciences représentent en arts plastiques une thématique, un support problématique mais également un médium à part entière. Médium qui est multi faces et se traduit principalement par sa recherche technique à l’obtention de nouvelles matières qui légitiment l’alliance entre les arts plastiques et les sciences. L’apport physico-chimique des œuvres créées s’alimente d’une invitation du spectateur à travers une relecture muséologie. La peinture, la sculpture et l’installation viennent alors nourrir ce besoin d’interaction avec le spectateur le laissant alors maître de sa propre expérience contemplative.

Motoko Tachikawa
Une artiste plasticienne japonaise, elle vit et travaille à Paris.
Une grande partie du travail de Motoko Tachikawa est centré sur le végétal. Orchidées, pétales, photographies de champs, ou tout dernièrement la série Mauvaise herbe, qui est un riche corpus de travaux autour des plantes indésirables du jardin. Suivant ses rituels, elle a d’abord observé, puis photographié et scanné des centaines de mauvaises herbes, les recueillant dans des collages artistiques, les transformant en objet recherché plutôt qu’indésirable. Mizuho Tanaka est originaire de Yokohama au Japon, Mizuho Tanaka a fait ses études universitaires à Tokyo avec une spécialité en histoire de l’art. Sa passion pour le dessin et la peinture, qu’elle pratique elle-même dès l’université, l’amène à travailler dans le domaine artistique événementiel à Tokyo. Elle quitte le Japon pour vivre à Paris en 1994. Dans un premier temps, elle y poursuit sa passion aux cours de peinture de la Mairie de Paris. Depuis plusieurs années, elle tire son inspiration de modèles vivants, à l’atelier de l’académie de la Grande Chaumière où elle a réalisé une partie des œuvres de ses premières expositions personnelles Regard de femme (2018), Couleur de femme (2019). Depuis, elle oriente son travail vers l’abstraction qu’elle présente en 2019 à l’exposition des artistes japonais (NAC) à la Maison de la culture du Japon à Paris. Ce travail s’illustre dans son exposition Un air de nature à la galerie Thy Than (2020), dans les œuvres qu’elle présente à Paris en 2021 et janvier 2022 au Salon des artistes japonais et dans son exposition personnelle.

Mireille Vitry
Elle vit et travaille à Paris.
Elle utilise la matière de ses constructions sculpturales comme un moyen de raconter le vécu et la métamorphose. Il y a quelque chose de primordial dans sa façon de travailler le papier, le le carton ou l’argile, et ses compositions trouvent un équilibre parfait et doux, comme si l’artiste recueillait l’essence même des choses passées, présentes et à venir. Ses œuvres sont en puissance tout ce qu’elles racontent. « Mes sculptures parlent du temps. Du temps qui fait et défait. Du temps qui bâtit, ajoute, enlève, transforme. Tout est dit autour de moi. Il s’agit seulement de regarder, d’être présent, de déchiffrer les signes. Il suffit de s’attarder, de prendre en soi les métamorphoses infimes qui s’opèrent sous nos yeux ou au fil des millénaires. Il suffit de se laisser gagner par l’émouvant bouleversement de ce qui change. L’œuvre achevée parle tout à la fois de quelque chose qui se détruit et qui se reconstruit. Tout est en devenir il y a seulement ce mouvement continu, imperceptible entre ce qui commence, ce qui finit et recommence…
Au cœur du papier bat encore le pouls puissant de l’arbre, au sein de l’argile circule toujours l’énergie tellurique. »

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